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Entrevistita à Fabienne Francioli

By jpe 1 mois ago

Gz- Qu’est-ce qui vous fatigue dans le milieu du tango?

Le milieu du Tango est un concentré de tout ce que l’humain a de meilleur …et de pire..je crois..
moi je regarde le meilleur, alors rien ne me fatigue

Gz- Où et avec qui tu as découvert le Tango

Avec mes parents, en suisse, j’étais enfant, ils m’ont emmenés voir un spectacle de Tango Argentin alors que j’étais à fond dans la danse classique.
Ce jours là, c’est la musique qui m’avait littéralement… envoutée !

Pour la danse c’était plus tard, j’ai été marquée par ma recontre avec Rodolfo Dinzel, dans son studio à Buenos AIressa vision quasi mystique du tango son regard persan, qui semblait sonder les recoins de l’âme dans le mouvement

  
Gz- Le futur du tango pour toi passe par où

Moi j’aimerais que dans le futur, il y ait toujours plus de chaleur, et pas seulement la chaleur de deux corps qui se touchent, mais la chaleur de deux âmes qui se rencontrent, de deux coeur
qui s’écoutent… bien sûr le Tango c’est aussi une très belle technique avec des figures riches, complexes et exigeantes corporellement.

Alors pour que le tango évolue vers toujours plus de qualité, cela passe par un grand travail: de la technique du Tango bien sûr, mais aussi, au delà, un grand travail corporel, pour rendre le corps disponible au mouvement, éveillé, présent, vivant et habité.

Il me paraît essentiel de se sentir connecté à son propre corps, de développer une plus grande acuité à son ressenti corporel, pour ensuite se sentir disponible, à l’écoute et présent à son partenaire et que la danse réellement puisse évoluer, grandir vers de belles figures complexes

Quand on vient de la danse tout ceci nous est familier, travailler son corps pendant des heures, ne pas se satisfaire de ce que l’on a et vouloir aller toujours plus en profondeur, dans les détails, vers une plus grande qualité de geste, plus de fluidité et de douceur aussi.

Le Tango a ceci de particulier qu’il est une danse populaire certes,  tout un chacun peu l’aborder, et on peut la danser jusqu’à 100 ans et plus et ça c’est génial, mais qui évolue vers une grande technicité et ça c’est génial aussi, et pour que la danse ne se transforment pas en une gymnastique désagréable et parfois brutale, il est nécessaire de travailler le corps.

Alors la magie du tango peut opérer dans l’abrazo

 

Gz- Un bon souvenir, un mauvais souvenir

Une tanda partagée avec un inconnu, et la sensation d’être « comme le chèvrefeuille autour de la branche de noisetier », cette illusion merveilleuse d’éternité

Un mauvais souvenir

Je n’en ai pas, de mauvais souvenir. Ma nature efface les mauvais souvenirs pour qu’ils ne fassent pas d’ombre sur les bons !

 

Gz- 3 tangos/ 3 orchestre/ 3 danseurs

Cascabelito – Pugliese / Felicia – d’Arienzo / Fumando espero – Di Sarli

Di Sarli / Pugliese / Juan Sanchez con Luis Mendoza

Natacha Poberaj / Geraldine Rojas / Ariadna Naveira

 

Gz- Quelle est la meilleure manière de terminer une milonga
Sentir ses ailes battre et se réjouir d’y retourner

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