Entrevistita à Rachid Adjelout

By jpe 6 mois ago

Gz- Qu’est-ce qui vous fatigue dans le milieu du Tango ?
A vrai dire pas grand-chose car, que ce soit pour les gens ou pour une quelconque activité, j’essaie de me focaliser sur les choses positives. Après, si on veut chercher la petite bête – mise à part la valse des egos et la propension de certains à se persuader qu’ils ne sont pas fait du même ADN que le commun des mortels parce qu’il viennent de placer une back-saccada en rétro-propulsion sur leur petit orteil gauche… – je dirais la relative difficulté, pour les débutants, à se faire une place en milonga. Le tango est un milieu assez dur pour une personne qui, sa petite salida chevillé au corps, ses 6 mois de tango payés rubis sur ongle, s’aventure sur la piste de danse… Peut-être qu’un peu de bienveillance ne ferait pas de mal… Bon, après, si c’est vraiment trop dur, on peut toujours se finir au bar…

Gz- Où et avec qui avez-vous découvert le Tango ?
Quand j’ai commencé, je faisais pas mal de rock et de salsa. Je m’y suis mis en me disant que ce serait chouette de savoir danser ces trois danses sociales et puis aussi un peu par défi, pour impressionner une jolie blonde dont je trouvais la cambrure tout à fait pertinente !… Après, on connaît tous la puissance aspirante du tango… En gros, je ne danse presque plus le rock ou la salsa… J’ai pris mes premiers cours avec Jean-Claude Serre, puis avec Edgardo, à la cité universitaire internationale, dont j’appréciais totalement la cantine ! Je faisais d’une pierre deux coups : je me bâfrais de frite et ensuite je me plongeais dans les affres de la marche en cadence… Que du bonheur…

Gz- Pour vous où se joue l’avenir du Tango ?

Je ne sais pas trop concernant les autres continents, mais en Europe, je sens qu’une vague est en train de monter. Elle prend la forme de la mise en réseau de plusieurs communauté et/ou associations qui ont envie de bosser ensemble et de promouvoir des évènements un peu partout sur le vieux continent… Je sais par exemple qu’à Paris, avec notre association « Tango Young Paris » on se rapproche de plus en plus de la communauté de Belgrade, au travers de Tango Natural ou encore de la très active communauté tanguera de Florence… C’est dans ce maillage de volontés et de perspectives qu’un des possibles du tango est en train de se développer, avec comme mots d’ordre : progresser, voyager, s’amuser !…

Gz- Un bon et un mauvais souvenir de Tango ?

A vrai dire, je crois vraiment n’avoir que des bons ou des très bons souvenirs : voyages, rencontres, tandas magiques, aperol-spritz engloutis juste avant le prochain Tanturi…

Gz- 3 Tangos / 3 orchestres / 3 danseurs

Mimosa de Canaro
No te apures carablanca de Demare
Tu Bondad de l’Orchestre Campoamor

Biagi
Orquestra Tipica Victor
Di Sarli

Sebastian Gimenez y Ines Bogado
Facundo Pinero y Vanessa Villalba
Jonny Carvajal y Mayra Nieto

Gz- Quelle est la meilleur manière de terminer une Milonga ?
Choisissez :



a) Les pieds douloureux après avoir tant dansé

b) A la recherche d’une « after » pour continuer.

c) En allant prendre un petit déjeuner.

d) Avec quelqu’un
e) Autre, (précizez) :

Les pieds dans une auto-masseuse bouillante, à fleur de sel, un mojito à la bouche, en me remémorant les beaux abrazos dont j’ai eu l’honneur de faire partie…

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