Entrevistita à Ana Gutiérrez

By jpe 3 semaines ago
Entrevistita à Ana Gutiérrez

Gz- Qu’est-ce qui vous fatigue dans le milieu du Tango ?
AG- Rien ne me fatigue spécialement dans le milieu du tango. Ce qui pourrait m’amuser parfois, c’est la recherche de certains pour être en conformité avec l’image qu’ils se font du tanguero ou de la tanguera ;

Gz- Où et avec qui avez-vous découvert le Tango ?
AG- Dans un premier temps, en Argentine, lorsque j’avais une dizaine d’année, avec mon oncle Polo, lors des fêtes familiales. Plus tard, avec le Compagnie de Ballet del Sur de Bahia Blanca dont je faisais partie en qualité de danseuse classique, à travers des chorégraphies sur des musiques d’Astor Piazzola. Enfin, en France, les spectacles de Tango Argentino et de Tangokinesis dans les années 1990 ont été le révélateur de mon désir d’apprendre le tango et de le danser. Je partage encore aujourd’hui ce cheminement et la quête de perfectionnement dans la danse et dans son enseignement avec Ricardo DALOI.

Gz- Pour vous où se joue l’avenir du Tango ?
AG- Le tango permet de se sentir intégré « réellement » à un groupe qui partage la même passion, les mêmes codes et les mêmes rituels, à une époque où la communication est essentiellement « virtuelle ». La proche présence de l’autre dans l’abrazo, sur une musique prenante, procure une émotion et un bien-être que nous cherchons à revivre à l’infini.
Sur le plan artistique, le tango, de par sa structure, permet la fusion avec d’autres techniques de danse qui l’enrichissent, notamment pour la scène. Il est également source d’inspiration pour de nombreux créateurs.
Tant que ces conditions perdurent l’avenir du tango est assuré.

Gz- Un bon et un mauvais souvenir de Tango ?
AG- Toute « fraiche » débutante, être invitée par Tete, ce merveilleux danseur.
Pas de mauvais souvenir, mais un plutôt drôle : ayant commencé le tango en France et ne connaissant pas tous les codes de Buenos Aires, j’ai accepté dans une milonga, une invitation qui ne m’était pas destinée.

Gz- 3 Tangos / 3 orchestres / 3 danseurs
AG-  A Evaristo Cariego, El Adios, Al Compàs del Corazon
Osvaldo Pugliese, Carlos Di Sarli, Miguel Calo
Pilar Alvarez, Osvaldo Zotto,Jorge Torres

Gz- Quelle est la meilleur manière de terminer une Milonga ? Choisissez :

a) 
Les pieds douloureux après avoir tant dansé
b) A la recherche d’une « after » pour continuer.
c) En allant prendre un petit déjeuner.
d) Avec quelqu’un
e) Autre, (précizez) :

Si j’ai la chance d’avoir partagé  une tanda magique, en complète osmose ma milonga finit là, pour conserver intact ce moment rare.

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